Post-mortem

Publié le par houda zekri

Post-mortem

 

 

 

Un homme accroupi,

Sur un cadavre allongé

Un homme pleure,

Un cadavre est arrosé

Un dernier baiser sur le front

Une brûlure sur un mur froid

 

Un homme s’est couché

Le cadavre n’est plus seul sur la chaussée

Un homme

Une femme

Et une histoire,

Une rencontre au fond d’un ravin

Une chauve-souris, un éclair

Et rien que de la pluie

Un homme porte en lui deux roses ;

Une fanée, blême et morose,

L’autre pimpante et sanguinaire

Un homme s’est écorché

Les épines l’ont arraché à la rose

 

Un homme

Du sang

Une artère

Une vie

Une naissance

Et une mort

 

Un homme pleure

Il sait que c’est fini

Il enlace une pierre, et continue à pleurer

Un homme sans mère

Un orphelin, dans les rues de la ville

Un homme sans femme

Veuf sans patrie

 

Des hommes réunis autour d’une tombe

Des prêtres, des mollahs, des derviches

La mort danse au son de leurs voix

 

Un homme prie dans une mosquée,

Le Dieu puissant qui l’a façonné

Il prie pour un cadavre allongé

 

L’homme s’est relevé

Il a titubé

Sur son chemin ; une tombe, une rose

Des femmes,

Qu’il ne veut pas connaître

 

 

 

 

 

 

ZEKRI Houda

Le 18/05/00

Publié dans poésie

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